Vivre ou mourir ?
Quelle triste vérité que de savoir enfin ce qu'on fait sur terre,
On est pour certains fait pour vivre et d'autre pour mourir,
C'est là la triste vérité de notre monde,
Il y a le bien et le mal,
Comme il y a ceux qui vivent bien,
Et leurs contraires qui sont contraints de vivre mal,
Dans le malheur, la souffrance, les malédictions,
Je fais partie de ce genre de personnes.
Ces mots pourront être perçus comme « égoïste »,
Mais soyez certains que je ne pèse pas mes mots,
Je dis ce qui est certainement la vérité à mon sujet.
C'est normal d'un côté si on peut dire,
Comme le disent plusieurs théories,
Si on empêche quelqu'un de mourir,
Ce sera quelqu'un d'autre qui mourra à la place,
C'est pareil pour moi,
S'il y a trop de bonheur chez des gens,
Il y aura toujours un contraire quelque part,
Qui lui souffrira pour le bonheur de dizaines de gens.
Sauf que cette « malédiction » qui me consume,
Ne me donne pas l'envie de vivre,
J'apparais comme une « loque humaine »,
Mon corps est bien là, bien vivant,
Je vis encore,
Mais quant à mon c½ur et mon âme,
Tous deux sont morts depuis longtemps,
Ce sont comme un être à part,
Ils ont besoin de nourriture pour vivre,
Le c½ur a besoin d'amour pour exister,
Quant à l'âme elle a besoin du c½ur pour vivre.
Voilà à quoi je suis condamné,
A vivre dans le malheur toute ma vie,
A subir le bonheur des gens autour de moi,
Pendant que je souffrirai silencieusement.
Ca suffit d'entendre les gens piailler,
J'en ai marre d'entendre dire que je trouverai le bonheur,
Comme ils disent, « t'inquiète pas je sais que tu connaîtras le bonheur »,
Ou bien comme disait quelqu'un :
« Celui qui vit dans le malheur, vivra un jour dans le bonheur »,
Quelles absurdités, je ne suis pas ainsi !
Je suis né pour vivre dans le malheur,
Pour être malheureux et solitaire.
Ne vous inquiétez pas chers amis,
Bien que je souffre à l'idée de vous perdre,
Bien que je souffre à l'idée d'être trahi,
Bien que je souffre en m'imaginant du bonheur,
Bien que je souffre en ne voulant pas être seul,
Bien que je souffre pour plein d'autres raisons,
Je garderai le sourire,
On va me dire « c'est bien »,
Mais le mental n'y sera pas,
Je sourirai pour « vous »,
Car je sais bien que si je montre que je vais mal,
Vous vous sentirez mal à votre tour.
Voilà ce poème fini,
Enfin une manière de m'exprimer sans pour autant être trop coincé,
Malheureusement c'est ma tristesse et ma souffrance,
Qui me font écrire ces quelques vers.
Enfin la réponse au titre.
Vivrai-je encore longtemps,
Quand est-ce que je vais mourir ?
Vous ne pouvez pas répondre bien sûr.
C'est malheureux quand on y pense,
Qu'un jeune garçon de mon âge pense ainsi,
Qu'il pense quand il va mourir.
Il était né pour être comme ça et vivra comme ça.
